Citroën DS : thanks to Robert Delpire

Il ne fait mystère pour personne dans mon entourage que j’apprécie (c’est un euphémisme) les Citroën DS. Je veux parler de la légendaire voiture qui allait véritablement transformer les design et la technologie automobile… C’était en 1956.

En août 2002, j’en aperçois une en revenant du port de Nice. Il est presque midi, le soleil est au zénith. Je sors un Lomo presque aussi âgé que la voiture et déclenche. Le labo photo rate le tirage ; sous-ex involontaire qui me remémore la voiture de mon père telle qu’elle m’apparaissait dans le parking couvert de l’immeuble que nous habitions à Beyrouth dans les années 70. La DS émerge de la nuit comme « arrivée du ciel de Métropolis » (Roland Barthes, « La nouvelle Citroën » in Mythologies – 1957)

A la manière de Robert Delpire

J’ai longtemps pensé que le seul  souvenir d’enfance expliquait mon affection pour cette photo et son rendu.


Le cerveau a ses modes de fonctionnement qui nous sont parfois mystérieux… J’ai récemment redécouvert un catalogue DS réalisé par l’homme qui, bien avant Jacques Séguéla, a fait l’image de Citroën dans les années 60 et 70.  A cette époque là, ce dernier forgeait sa culture de la marque en faisant le tour du monde en Citroën 2 CV. Je veux parler de Robert Delpire qui a joué un rôle essentiel dans la reconnaissance de la photographie en France. Sans s’en rendre compte, le labo qui a loupé le tirage de ma photo – j’ai juste fini d’assombrir la zone d’ombre entourant la voiture – recréait l’ambiance des prises de vue d’un des derniers catalogue Citroën DS ; « Aux innocents les mains pleines », jugez en vous même.

Alphabet Citroën par Robert Delpire

L’Agence Delpire avait été jusqu’à créer la typo Europe (style Futura), aux jambages très courts augurant des principes qui ont fait le succès des caractères ITC à partir des années 70 pour Citroën. Certainement mes premiers émois de graphiste en devenir…

Citroën DS par Robert Delpire

La prochaine fois, j’évoquerai aussi ce que le cinéma a fait pour rendre populaire cette voiture, bien avant Gérard Oury et ses films avec Louis de Funés… Pensez à Jean-Pierre Melville et ses films à l’atmosphère zen… ou François de Roubaix, compositeur de musique de films contemporain de cette époque là.

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