Sponsoring « flat out »*

L’automobile aime la publicité et elle est aimée en retour.

Outre le marquage publicitaire qui anime nombre de véhicules que nous apercevons dans la rue, cette constatation est particulièrement vraie pour le sport automobile. Si l’on y regarde de plus près, sans doute faut-il considérer que c’est l’introduction de la publicité à la télévision, plus récemment sur des supports nomades comme les ordinateurs portables, tablettes tactiles et smartphone, qui l’a fait basculer dans un mode nouveau.

Que de perspective ouvertes en effet : facilité de contact, rapidité et efficacité du message, rentabilité… Pourquoi le sport automobile et la formule 1 en particulier ? Parce que son taux de notoriété vaut presque celui d’une coupe du monde de football ou des jeux olympiques ; mais il possède l’immense avantage de ne pas se dérouler uniquement tous les 4 ans. Au contraire, au cours d’une saison de grand prix (19 épreuves composent la championnat du monde), les marques sont assurées de retombées conséquentes : tous les 15 jours en moyenne à la télévision, sans compter les retombées presse et le formidable relais que constitue internet. Quoi de plus normal alors que des paraineurs investissent dans un sport à nul autre comparable en termes d’image.

Car il s’agit bien de cela. L’image prend de plus en plus d’importance dans les motivations d’achat, son poids pèse de plus en plus lourd dans la réussite d’un produit. A l’exemple de l’horloger Richard Mille (dont Romain Grosjean est l’ambassadeur en formule 1) qui entend bien montrer son aptitude à vivre dans un monde de défis, de performances et d’innovations ; ou de Red Bull qui véhicule des valeurs telles que jeunesse, victoire, professionnalisme.

Tandis que Marlboro totalise depuis 1971 près de 1150 Milliards de dollars en sponsoring avec McLaren ou Ferrari pour ne citer que les plus connues des écuries supportées par la marque au célèbre cow-boy, la marque de vermouth italien Martini et Rossi, sponsor titre de Williams F1 cette année, totalise depuis qu’elle parraine des écuries de sport automobile plus de 500 courses par le biais de plusieurs centaines de voitures. Pour une inscription au livre des records ?

* « Flat out » : a fond (« a fond la caisse », « comme des fous »).
Le texte initial s’intitulait « Godasse de plomb », en référence au pilote de formule 1 Jean-Pierre Jarier
qui avait le pied particulièrement lourd sur l’accélérateur.

Martini Rcaing

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